Poids et volonté : et si ce n’était pas qu’une question de contrôle ?
- Christine GINIER

- 16 août 2025
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 17 heures
"Il faudrait que je me reprenne.""Je manque de volonté.""Si j'étais plus disciplinée — ça marcherait."
Ces phrases — combien de fois vous les avez dites ? Combien de fois vous les avez pensées ? Combien de fois elles ont été le début d'un nouveau régime — et la conclusion d'un nouvel échec ?
Il y a une conviction profondément ancrée dans notre culture sur le poids. Une conviction qui cause énormément de souffrance. Et qui est fausse.
La conviction que le poids est une question de volonté.
Le mythe de la volonté
La volonté est une ressource consciente. Elle agit sur les décisions conscientes. Elle peut tenir un régime pendant quelques semaines. Elle peut résister à une envie ponctuelle. Elle peut maintenir une discipline temporaire.
Mais elle ne peut pas — structurellement — contrôler des comportements automatiques et inconscients sur le long terme.
Et le rapport à la nourriture — pour la grande majorité des personnes qui souffrent de leur poids — est profondément automatique et inconscient.
Ce n'est pas un choix conscient qui fait ouvrir le placard à 22h. Ce n'est pas un manque de discipline qui déclenche une compulsion après une journée stressante. Ce n'est pas de la faiblesse qui fait reprendre le poids perdu.
Ce sont des mécanismes — ancrés profondément, construits sur des années, pilotés par l'inconscient — que la volonté seule ne peut tout simplement pas contrôler.
Tenir la volonté pour responsable de ça — c'est comme reprocher à quelqu'un de ne pas pouvoir courir un marathon sans entraînement. Ce n'est pas une question de vouloir. C'est une question d'outils.
Ce qui pilote vraiment le rapport au poids
Si ce n'est pas la volonté — qu'est-ce qui pilote vraiment notre rapport à la nourriture et au poids ?
Le système nerveux Un système nerveux chroniquement stressé produit du cortisol — qui favorise le stockage des graisses, déclenche des envies de sucre et de gras, et ralentit le métabolisme. On ne contrôle pas son système nerveux par la volonté. On le régule — par des pratiques spécifiques, par un travail sur les causes du stress.
Les croyances inconscientes "Je suis quelqu'un qui grossit facilement." "Dans ma famille, on est tous en surpoids." "Je ne mérite pas d'être bien dans mon corps." Ces croyances pilotent des comportements automatiques — des façons de se nourrir, de se traiter, de saboter — que la volonté consciente ne peut pas contrecarrer. Parce qu'elles sont plus profondes que la volonté.
Les émotions non résolues Manger pour gérer les émotions — le stress, l'anxiété, la tristesse, l'ennui — est un automatisme. Il ne se contrôle pas par la discipline. Il se transforme en comprenant et en libérant les émotions qui le déclenchent.
La mémoire du corps Le corps a une mémoire. Des blessures anciennes. Des périodes de restriction qui l'ont mis en mode survie. Des traumatismes qui ont modifié sa façon de stocker et de dépenser l'énergie. Cette mémoire ne s'efface pas par la volonté — elle se libère par un travail en profondeur.
Les protections inconscientes Parfois — le corps garde le poids parce qu'il protège quelque chose. Une peur d'être vue. Une façon de rester en sécurité. Un bouclier contre quelque chose de douloureux. La volonté ne peut pas lever une protection que l'inconscient maintient pour des raisons qui lui semblent valables.
La culpabilité — l'ennemie invisible
Voici quelque chose de crucial que personne ne dit assez clairement.
La culpabilité autour du poids et de la nourriture est l'une des choses qui maintient le plus efficacement les comportements qu'elle condamne.
La culpabilité génère du stress. Le stress génère du cortisol. Le cortisol favorise le stockage des graisses et déclenche des compulsions. Les compulsions génèrent de la culpabilité. Et le cycle recommence.
Se culpabiliser de ne pas avoir assez de volonté — c'est exactement ce qui empêche le changement. Pas ce qui le facilite.
La sortie de ce cycle ne passe pas par plus de discipline. Elle passe par la compréhension et la bienveillance — envers soi-même, envers son corps, envers les mécanismes qui sont à l'œuvre.
Ce qui fonctionne vraiment
Si ce n'est pas la volonté — qu'est-ce qui fonctionne vraiment ?
Travailler les causes, pas les symptômes Le comportement alimentaire est un symptôme. La vraie cause est émotionnelle, inconsciente, souvent ancienne. Travailler la cause — libérer les émotions, transformer les croyances, réguler le système nerveux — transforme le comportement de l'intérieur.
Réguler le système nerveux Moins de cortisol — moins de stockage, moins de compulsions, moins d'envies de sucre. La régulation du système nerveux passe par l'hypnose, le Reiki, le Chi Nei Tsang — des approches qui agissent directement sur le système nerveux autonome.
Libérer les émotions refoulées Les émotions non exprimées cherchent une sortie. Si cette sortie n'est pas l'expression directe — elles passent par la nourriture. Leur donner une vraie sortie libère la compulsion qui y était associée.
Transformer les croyances inconscientes Les croyances qui sabotent — sur le poids, sur soi-même, sur ce qu'on mérite — peuvent être identifiées et transformées en profondeur. Pas remplacées par des affirmations positives de surface — vraiment transformées, dans l'inconscient.
L'hypnose — travailler là où la volonté ne peut pas aller
L'hypnose Ericksonienne accède directement à l'inconscient — là où les vrais mécanismes du rapport au poids résident.
En état de transe hypnotique, nous pouvons identifier les déclencheurs émotionnels des comportements alimentaires automatiques, remonter aux origines des croyances sabotantes, libérer les protections inconscientes qui maintiennent le poids, et installer de nouveaux automatismes plus adaptés.
Ce n'est pas de la magie. Ce n'est pas instantané. Mais c'est un travail en profondeur — qui s'adresse à ce que la volonté ne peut pas atteindre.
Les séances individuelles — un accompagnement sur mesure
Dans mon cabinet à Longjumeau et dans mon espace de soins à Courances, je propose des séances individuelles d'hypnose spécifiquement dédiées au rapport au poids et aux émotions.
Chaque séance commence par un entretien en PNL pour comprendre votre situation précise — les déclencheurs, les émotions, les croyances, l'histoire. Puis vient le travail hypnotique — adapté à ce qui est prêt à être transformé pour vous, à ce moment-là.
Les séances durent 1h15 ou 2h pour un travail en profondeur. Elles sont disponibles en cabinet et en ligne.
Les audios d'hypnose poids et émotions — travailler à votre rythme
Pour celles qui souhaitent commencer ce travail de façon autonome — ou l'approfondir entre les séances — j'ai créé un ensemble d'audios d'hypnose individuels, des séances préenregistrées spécifiquement dédiées au poids et aux émotions.
Ces audios vous permettent de travailler à votre rythme, chez vous, au moment qui vous convient — en bénéficiant du travail hypnotique sans contrainte d'agenda.
Votre poids n'est pas un problème de volonté
C'est peut-être la chose la plus libératrice que vous puissiez entendre aujourd'hui.
Vous n'avez pas manqué de volonté. Vous avez utilisé les mauvais outils — des outils qui s'adressaient au conscient alors que le problème était dans l'inconscient.
Changer d'outils — travailler à la bonne profondeur — c'est ce qui change vraiment. Durablement. Sans effort de contrôle permanent.
Parce que quand le travail se fait à la bonne profondeur — le comportement change naturellement. Pas par discipline. Par transformation.




Commentaires