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Pourquoi je mange alors que je n’ai pas faim ?

Dernière mise à jour : 26 juin

C'est une question que beaucoup de femmes se posent — souvent tard le soir, devant un placard ouvert, avec dans la main quelque chose qu'elles n'avaient pas vraiment prévu de manger.


"Je n'avais même pas faim. Pourquoi j'ai fait ça ?"


La réponse courte : parce que la faim n'avait rien à voir avec ça.


La réponse longue — et c'est celle qui change tout — c'est que manger sans faim est presque toujours une réponse à quelque chose d'autre. Quelque chose d'émotionnel, d'énergétique, de profondément humain.


Et comprendre ce quelque chose — c'est la clé pour transformer ce comportement. Pas le contrôler. Le comprendre. La nuance est immense.


La faim physique et la faim émotionnelle


Il existe deux types de faim fondamentalement différents — et les confondre est à l'origine de beaucoup de souffrance.


La faim physique se développe progressivement. Elle commence dans le ventre. Elle est patiente — elle peut attendre. Elle s'apaise avec n'importe quelle nourriture. Et une fois rassasiée — elle s'arrête.


La faim émotionnelle arrive souvent brutalement. Elle est dans la tête plus que dans le ventre. Elle est urgente — elle veut être satisfaite maintenant. Elle est spécifique — elle veut du sucre, du gras, quelque chose de précis. Et souvent — même une fois qu'on a mangé, elle ne s'arrête pas vraiment. Parce que ce qu'elle cherchait n'était pas dans la nourriture.


Apprendre à distinguer ces deux faims est l'une des compétences les plus libératrices qu'une femme puisse développer dans son rapport à la nourriture.


Les vraies raisons pour lesquelles on mange sans faim


Le stress et l'anxiété C'est la raison numéro un. Quand le système nerveux est en état d'alerte — le corps cherche une régulation rapide. Le sucre et le gras abaissent momentanément le cortisol. Le cerveau apprend très vite cette association — stress, nourriture, soulagement — et elle devient automatique.


L'ennui L'ennui est une émotion inconfortable — un vide qui cherche à être comblé. La nourriture comble — littéralement et symboliquement. Un biscuit, c'est quelque chose à faire. Quelque chose à ressentir. Une petite stimulation dans un moment qui en manque.


La fatigue Quand on est fatigué — le cerveau cherche de l'énergie rapide. Le sucre est la réponse la plus immédiate. Et souvent, ce qu'on interprète comme une envie de manger en fin de journée est en réalité un besoin de repos que le corps exprime mal.


La solitude Manger est un acte social et affectif. Manger seule peut réactiver un sentiment de solitude — et la nourriture devient une forme de compagnie. De réconfort. De présence quand l'autre est absent.


La procrastination Ouvrir le frigo avant de commencer quelque chose de difficile. Grignoter pour repousser une tâche anxiogène. La nourriture comme pause involontaire — une façon de ne pas faire face à quelque chose.


Les émotions refoulées La tristesse qu'on ne pleure pas. La colère qu'on ravale. La déception qu'on minimise. Ces émotions non exprimées cherchent une sortie — et trouvent souvent la nourriture sur leur chemin.


Ce que la nourriture fait vraiment


Voici quelque chose que peu de gens disent honnêtement sur la nourriture émotionnelle.


Elle fonctionne. À court terme.


Elle apaise vraiment — momentanément. Elle régule le système nerveux — temporairement. Elle comble le vide — brièvement.


Le problème n'est pas que ça ne marche pas. Le problème c'est que ça ne dure pas. Et que la culpabilité qui suit efface le soulagement — et crée souvent plus de tension que celle qui existait avant de manger.


C'est un cercle vicieux. Pas parce qu'on est faible. Parce que le cerveau a appris une solution — imparfaite, mais rapide — et qu'il y revient automatiquement.


Comment sortir du pilote automatique


Sortir de la faim émotionnelle ne passe pas par la volonté. Ça passe par la conscience — et par le développement de nouvelles réponses aux déclencheurs.


La pause des trois respirations Avant d'ouvrir le placard — trois respirations profondes. Pas pour se forcer à ne pas manger. Juste pour passer du pilote automatique au mode conscient. Et se poser une question simple : "Qu'est-ce que je ressens vraiment là ?"


Nommer l'émotion "Je suis stressée." "Je m'ennuie." "Je suis fatiguée." "Je me sens seule." Nommer l'émotion ne la fait pas disparaître — mais elle la sort de l'obscurité où elle déclenchait des comportements automatiques. Une émotion nommée perd une partie de son pouvoir.


Chercher la vraie réponse au vrai besoin Si c'est du stress — qu'est-ce qui soulagerait vraiment ce stress ? Si c'est de la fatigue — est-ce que cinq minutes allongée aiderait ? Si c'est de la solitude — est-ce qu'appeler quelqu'un, écrire, bouger aiderait ?


Ces questions ne suppriment pas toujours l'envie de manger. Mais elles créent un espace — et dans cet espace, un choix devient possible.


Comment l'hypnose transforme ce schéma


L'hypnose Ericksonienne est particulièrement efficace pour travailler la faim émotionnelle — parce qu'elle accède directement à l'inconscient, là où les automatismes sont programmés.


En état de transe hypnotique, nous pouvons identifier les déclencheurs précis de la faim émotionnelle — les états intérieurs, les contextes, les émotions qui déclenchent automatiquement le comportement. Et nous pouvons installer de nouvelles réponses — plus adaptées, plus nourrissantes vraiment — qui se substituent progressivement aux anciennes.


Un travail spécifique peut aussi être fait sur les émotions refoulées qui alimentent la faim émotionnelle — pour leur donner une vraie sortie, et libérer le corps de la pression qu'elles créaient.


Le Chi Nei Tsang — reconnecter le ventre et les émotions


Le Chi Nei Tsang est précieux dans ce travail — parce qu'il reconnecte la femme à son ventre, à ses vraies sensations, à sa vraie faim.


Beaucoup de femmes qui mangent émotionnellement ont perdu le contact avec leur faim physique réelle. Elles ne savent plus faire la différence — parce que le ventre est constamment tendu, constamment sollicité par des signaux émotionnels.


Le Chi Nei Tsang libère ces tensions — et progressivement, les vraies sensations reviennent. La vraie faim. La vraie satiété. Un rapport au corps plus juste, plus intuitif, plus confiant.


Ce que vivent concrètement mes clientes


Certaines clientes réalisent en séance que leurs grignotages du soir commencent exactement quand elles s'assoient devant la télévision — parce que c'est le moment où elles arrêtent de s'occuper et où les émotions de la journée remontent. Ce n'est pas de la gourmandise — c'est le corps qui cherche à gérer ce qu'il n'a pas pu traiter dans la journée.


D'autres comprennent que leur faim de sucre en milieu d'après-midi est directement liée à un effondrement émotionnel — un moment de la journée où elles se sentent seules, peu valorisées, en manque de sens. Quand ce besoin émotionnel est identifié et adressé autrement — l'envie de sucre s'apaise.


D'autres encore découvrent, après un Chi Nei Tsang, qu'elles ressentent pour la première fois depuis longtemps leur vraie faim — et leur vraie satiété. Comme si le bruit émotionnel s'était suffisamment tu pour laisser entendre le corps.


Vous n'êtes pas sans volonté


Vous êtes humaine. Et les êtres humains mangent leurs émotions — c'est universel, c'est ancien, c'est inscrit dans la biologie.


Ce n'est pas un problème moral. Ce n'est pas un défaut. C'est un schéma — qui a une origine, qui remplit une fonction, et qui peut se transformer quand on travaille à la bonne profondeur.


Pour commencer de chez vous, vous pouvez travailler avec des séances audio d'hypnose complètes dont vous avez besoin ici.


Vous souhaitez être accompagnée ?


Je vous reçois en cabinet à Longjumeau (Essonne, 91) et dans mon espace de soins à Courances, au cœur du Gâtinais, près de Milly-la-Forêt et Fontainebleau. Les séances en ligne sont également disponibles partout en France.

4 commentaires


alicekayak95
19 août 2025

Un mot : familier. Un blog si parlant, sans jugement, rempli de bonté. J’ai sincèrement eu l’impression d’avoir eu une conversation avec une grande sœur. C’était tout simplement touchant. Beaucoup de personne n’osent pas en parler par peur d’être jugé, et ici nous recevons des explications, ne laissant pas place aux « et si », c’est dit de façon ouverte, permettant de s’adresser à un public large et impersonnel, dans le sous où tout le monde, homme ou femme, peut se sentir concerné et compris. Merci d’avoir pris la parole sur ce sujet tabou tout en y apportant des explications, et sans jugement.

Bravo ⭐️

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Christine GINIER
Christine GINIER
20 août 2025
En réponse à

Mercj Alice de ce message très touchant. J'ai en effet pensé ce blog comme une conversation avec quelqu'un de cher ❤️🙏 1 article par semaine sur des thèmes forts

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Je me disais justement je mangerais bien une glace mais du coup non, je vais suivre tes conseils. Ça sera bien mieux. Merci de ce partage

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Christine GINIER
Christine GINIER
19 août 2025
En réponse à

Avec plaisir si cet article t'a été utile !

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